Je n’ai pas les couilles d’être une femme

Récemment, j’ai compris quelque chose de désagréable mais nécessaire pour évoluer. Je ne suis plus une jeune fille, je suis une jeune femme. Pourtant mon cerveau est longtemps resté sur le mode première année de fac. Et ma garde-robe aussi, bizarrement.

Est-ce qu’on a du mal à devenir femmes? Est-ce plus complaisant de rester la jeune fille inachevée? Ou bien est-ce simplement difficile d’assumer notre sensualité, notre sexualité?

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Culture, éducation, expériences, bagages familiaux

Les souvenirs de notre enfance, nos liens familiaux, notre difficulté à accepter notre sexualité, ou encore un entourage malveillant, ces facteurs nous dissuadent inconsciemment à nous assumer en tant que femme.

Une remarque mal digérée par exemple peut bloquer le processus d’évolution d’une jeune fille. L’estime personnelle malheureusement est parfois entachée par un mauvais souvenir que l’on a eu du mal à digérer. Une remarque désobligeante dans la cour du lycée, une prise de poids pendant ses études, sa grossesse…

Nos liens familiaux expliquent aussi parfois cette difficulté à incarner pleinement le statut de femme. Tu n’as pas kill ton père – haha – ton frère s’est foutu de toi quand tu as acheté tes premières créoles chez Jennifer bref, on a toutes ce genre de lien familial un peu embarrassant.

Personnellement, mon estime personnelle en tant que jeune femme m’a longtemps joué des tours. Je ne me sentais pas les couilles d’être une femme et le rôle de petite fille m’a longtemps collé à la peau. J’évitais tout ce qui mettrait en valeur ma féminité. Shoes féminines, maquillage, robes, le mord baskets gros pull est quand même plus confortable et bien plus discret.

Et puis au fil du temps – j’ai 29 ans – j’ai eu quelques électrochocs grâce au coaching. Au début, c’est désagréable d’entendre qu’on ne fait pas son âge, qu’on fait super jeune et que le timbre de notre voix est celui d’une enfant. Oui, ce sont de bonnes claques anti-egotrip.

Et puis au fur et à mesure, je comprends pourquoi je ne veux pas grandir, je comprends pourquoi je ne veux pas être regardée, je comprends pourquoi je ne veux pas être sexualisée. A partir du moment où je comprends, c’est le début du travail, j’apprends à aimer mon corps avec des yeux de jeune femme, j’accepte mes formes qui ne sont plus celles de 2010 mais qui sont belles aussi. Comme la plupart d’entre vous, j’ai encore plein de petits complexes qui me dissuadent de porter ce que j’aime, mais plus je les comprends et moins ils m’envahissent. J’ai gagné confiance en moi grâce à un travail et des objectifs que je me suis fixée. Un travail personnel qui était nécessaire pour m’assumer et dégager plus de féminité et d’assurance.

Par ici 🍉

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